Le nombre de toilettes et de douches dans les camps de travailleurs n'est pas fixe. Les recommandations de l'IFC et de la BERD prévoient un appareil sanitaire pour 6 à 15 personnes ; la réglementation de l'OSHA sur les chantiers de construction autorise un siège de toilette pour 40 travailleurs. Pour 100 travailleurs, cela représente 17 appareils sanitaires contre 3, et le camp en ressentira les conséquences en moins d'une semaine.
Cette page convertit les normes publiées en chiffres pour 100 travailleurs, explique pourquoi le plus petit des trois chiffres n'est pas celui à privilégier, et montre comment une liste d'équipements se transforme en un certain nombre de blocs sanitaires modulaires. Elle complète notre guide sur dimensionnement du système septique du camp, qui prend la même liste d'équipements et la transforme en charge d'eaux usées.
Trois sources sont citées lorsqu'on aborde la question de l'assainissement des camps. Elles répondent à des questions différentes, ce qui explique les écarts importants entre les chiffres :
| Référence | S'applique à | Toilettes | Douches | Pour 100 travailleurs |
|---|---|---|---|---|
| IFC / BERD, Logements pour travailleurs (2009) | Travailleurs logés dans des logements fournis par leur employeur, dans le monde entier | 1 pour 6 à 15 personnes | 1 pour 6 à 15 personnes | 7 à 17 toilettes, 7 à 17 douches |
| OSHA 29 CFR 1926.51(c)(1), Tableau D-1 | Toilettes sur les chantiers de construction américains (usage de jour, pas résidentiel) | 1 siège + 1 urinoir pour 40 travailleurs (≥200 : pour 50) | Aucune exigence générale sur le chantier | 3 sièges de toilettes (le taux par travailleur diminue une fois que le site dépasse 200) |
| exigences des prêteurs de développement (par exemple, MCC) | Personnel des entrepreneurs sur les projets financés | 1 pour 6 à 15 personnes | 1 pour 6 à 15 personnes | Identique à la gamme IFC/BERD |
La note conjointe de la SFI et de la BERD présente des fourchettes plutôt qu'un ratio unique, car elle consolide les normes de plusieurs juridictions ; lorsqu'un code national existe, c'est ce dernier qui prévaut. La note établit également des règles complémentaires, tout aussi importantes que les chiffres : les installations sanitaires ne sont pas partagées entre hommes et femmes (sauf dans les logements familiaux), et les toilettes doivent se situer à une distance d'environ 30 à 60 mètres des dortoirs.
L'erreur la plus fréquente lors de la citation consiste à considérer le tableau de l'OSHA comme une norme applicable aux camps de vacances. Or, ce n'est pas le cas, et ce pour trois raisons. Premièrement, son champ d'application se limite au lieu de travail : la norme 29 CFR 1926.51 réglemente l'assainissement pour les personnes travaillant par roulement, dont la plupart rentrent ensuite chez elles ou dans leur logement. Elle n'a jamais été conçue pour dimensionner un camp résidentiel. Deuxièmement, elle ne prend en compte que les sièges de toilettes et les urinoirs ; les douches ne sont pas incluses dans le tableau général des chantiers, car elles sont généralement prises ailleurs. Troisièmement, ses ratios sont des minimums de conformité – le tableau est intitulé « Nombre minimal d'installations » – et ils supposent que les travailleurs ont accès à des installations sanitaires ailleurs pendant une grande partie de la journée.
Un camp résidentiel remet en question toutes ces hypothèses : tout le monde dort et se douche sur place, et la demande fluctue au gré des changements d’équipe. C’est pourquoi les prévisions de la SFI/BERD concernant les hébergements sont bien plus élevées que celles du tableau des chantiers. Utiliser les chiffres des chantiers pour un camp ne se contente pas de créer un certain inconfort ; sur les projets financés, cela constitue un motif de non-conformité dès le premier audit.
Même la fourchette IFC/BERD, plus dense, constitue un plancher. Cette fourchette est large — l'écart entre ses extrémités est supérieur à deux — et la position d'un camp à l'intérieur de celle-ci devrait être déterminée par son mode de fonctionnement réel.
Les files d'attente lors des changements d'équipe sont le symptôme visible d'un approvisionnement insuffisant, mais ce n'est pas le seul : le nombre de plaintes, les problèmes d'hygiène et le roulement du personnel en découlent également. Les exploitants de camps qui considèrent l'assainissement comme une simple ligne de coût en paient généralement le prix fort en termes de fidélisation du personnel.
Reprenons les recommandations de la SFI/BERD et appliquons-les directement. Avec un équipement sanitaire pour 15 personnes, 100 travailleurs ont besoin de 7 toilettes et 7 douches (100 ÷ 15, arrondi à l'entier supérieur). Avec un équipement pour 6 personnes, le même camp en nécessite 17 de chaque (100 ÷ 6, arrondi à l'entier supérieur). La fourchette de départ raisonnable pour un camp résidentiel de 100 travailleurs est donc de 7 à 17 toilettes, 7 à 17 douches et un nombre comparable de lavabos, répartis par sexe et adaptés au roulement des équipes.
Pour un camp de 300 ouvriers travaillant en une seule équipe, le même calcul donne 20 à 50 unités de chaque équipement. La position d'un camp dans cette fourchette dépend des facteurs mentionnés précédemment ; un camp minier en une seule équipe, situé dans un climat chaud, se situera probablement en haut de cette fourchette. Le nombre important pour l'approvisionnement n'est pas le nombre total d'équipements, mais le nombre de blocs correspondant, qui dépend du nombre d'équipements contenus dans chaque module d'assainissement.

Le nombre d'équipements sanitaires se traduit par la construction de bâtiments, notamment grâce aux blocs sanitaires – un module regroupant toilettes, douches et lavabos sur un même mur d'évacuation, avec des urinoirs là où le nombre d'étudiants masculins le justifie et une configuration distincte pour les étudiantes. Chaque bloc disposant d'un ensemble fixe d'équipements, le calcul des besoins s'effectue à rebours : nombre total d'équipements nécessaires divisé par le nombre d'équipements par bloc, arrondi à l'entier supérieur par sexe, puis placement à distance de marche des dortoirs qu'ils desservent.
Deux conséquences en découlent concernant l'aménagement. Premièrement, la règle de distance de 30 à 60 mètres préconisée par la note IFC/BERD implique que les blocs sanitaires soient répartis dans tout le camp, et non regroupés à une extrémité. Dans les grands camps, cela signifie plusieurs blocs plus petits plutôt qu'un seul grand bâtiment, ce qui raccourcit également le trajet à 3 heures du matin. Deuxièmement, les blocs sanitaires ajoutent leur propre consommation d'eau au réseau du camp à leur emplacement précis, ce qui constitue l'un des facteurs à prendre en compte. conception des eaux usées Il en va de même pour les besoins. Des blocs répartis facilitent le drainage local par rapport à une installation centrale qui refoule les eaux usées à travers tout le camp.
Avant de fixer le nombre de blocs d'ablution, la liste suivante permet de le déterminer — chaque élément correspond à l'un des facteurs ci-dessus :
En ce qui concerne l'hébergement, les normes de literie et le taux d'occupation des chambres sont traités séparément dans notre guide. normes relatives aux chambres et aux lits des travailleurs miniers, et l'ensemble plus large des services de soutien — cuisine, médical, loisirs — dans notre aperçu de installations de camp sans hébergementLe nombre d'équipements dans chaque bloc est vérifié par rapport aux spécifications techniques fournies pour votre commande.
En appliquant les recommandations de la SFI/BERD : entre 7 (un pour 15) et 17 (un pour 6), répartis par sexe, plus des urinoirs à la norme habituelle d’un pour 15 personnes. La réglementation locale applicable ou les exigences du bailleur de fonds déterminent la densité du camp ; l’organisation du travail et le type d’activité tendent à le rendre plus dense.
Non. Ce règlement concerne les toilettes de jour sur les chantiers de construction américains, et non les logements. Un campement où tout le monde dort et se douche sur place doit respecter les normes d'hébergement (la fourchette IFC/BERD d'un appareil sanitaire pour 6 à 15 personnes) et toute réglementation locale applicable en matière de logement.
Concernant les toilettes, les douches et les lavabos, le document cite des normes allant d'un appareil pour 15 personnes à un appareil pour 6 personnes, et un urinoir pour 15 hommes. Il s'agit d'une fourchette, et non d'un ratio unique, et le document renvoie aux réglementations nationales lorsqu'elles existent.
La note conjointe de la SFI et de la BERD prévoit l'emplacement des toilettes à environ 30 à 60 mètres des chambres et des dortoirs, accessibles sans traverser les zones de couchage. En pratique, cela répartit les toilettes dans plusieurs blocs sanitaires du camp plutôt que de les regrouper dans un seul bâtiment central.
Déterminez d'abord le nombre total de projecteurs (20 à 50 de chaque type pour l'ensemble du groupe), puis divisez ce nombre par le nombre de projecteurs par bloc et arrondissez à l'entier supérieur par sexe. Le nombre de blocs est également déterminé en fonction des distances et de la configuration des dortoirs. Veuillez nous communiquer le nombre de participants, la répartition par sexe et les horaires de travail ; nous vous indiquerons la configuration et l'emplacement des blocs.
Convertissez le ratio en un agencement de blocs.
Veuillez nous indiquer le nombre d'employés, la répartition par sexe, les horaires de travail et le type d'emploi. Nous configurerons les blocs sanitaires et les dortoirs conformément aux normes en vigueur, en fournissant à votre ingénieur les plans des équipements nécessaires à la conception des réseaux d'eau et d'assainissement.
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